Association Nymphéas loi 1901

ingrédients et compléments alimentaires

GAILLET : le gaillet est nommé également en langue populaire caille-lait. Le gaillet est traditionnellement utilisé pour purifier les reins, le foie, le pancréas et la rate des toxines qui s'y trouvent. Le gaillet agit également contre les troubles du système lymphatique, l'anémie, l'hydrophisie. Il est recommandé également pour lutter contre la rétention d'urine et les calculs rénaux. Mais c'est surtout dans le traitement des hyperthyroïdies et les goitres qui en résultent que le gaillet a fait sa renommée. L'abbé Kniepp, célèbre naturopathe, affirmait déjà au début du siècle, que le gaillet faisait disparaître non seulement le goitre, mais encore les troubles de la glande thyroïde. La médecine populaire prête également au gaillet un fort pouvoir galactogène (montée de lait). Tandis que le phytobiologiste Autrichien, M. Richard Willfort, écrit dans son livre "Gesundheit durch Heilkraeuter" (La Santé par les Simples) que le gaillet apporte un soutient nutritionnel efficace en cas de tumeurs cancéreuses de toutes sortes et de cancers de la peau.

GELEE ROYALE : la gelée royale est la nourriture spéciale hautement concentrée fabriquée par les abeilles ouvrières pour créer et sustanter la reine des abeilles. Le 10-2 HDA, la substance active principale de la gelée royale, rend la reine des abeilles 50 % plus volumineuse que les autres abeilles ouvrières femelles et lui donne cette résistance, capacité d'ovulation et longévité incroyables, subsistant 4-5 ans plus longtemps que les abeilles ouvrières qui vivent seulement 40 jours. La gelée royale est une source riche en protéines complètes, contenant tous les acides aminés essentiels, tout comme les acides gras essentiels, les minéraux et les vitamines, particulièrement l'acide pantothénique (B5), et la pyridoxine (B6). La gelée royale est utilisée pour traiter les allergies, la constipation, les troubles menstruels, la perte de poids, les maladies vasculaires et des conditions associées avec le vieillissement. La gelée royale est également un antibiotique naturel, tonifiante et revitalisante. Les recherches démontrent que la gelée royale stimule les glandes surrénales et agit positivement sur le métabolisme de l'organisme. Cet effet sur le taux métabolique peut expliquer les comptes rendus sur l'énergie augmentée, les capacités sexuelles améliorées et un appétit plus grand.

GENEVRIER : les baies de genièvre sont employées pour leurs vertus diurétiques et apéritives. Les baies entrent également dans la composition de divers alcools des pays du Nord, tels le gin (Grande-Bretagne), le péquet (Belgique), le schiedam (Pays-Bas) ou l'aquavit (Danemark), en vertu de quoi, dit-on, les habitants de ces contrées humides sont préservés des rhumatismes et de la goutte.

GENTIANE : la gentiane fait partie des tonics amers. Elle contient des glucosides, des alcaloïdes et des xanthones. Elle ouvre l'appétit en excitant la sécrétion salivaire mais possède d'autres propriétés comme celles de faciliter la digestion, et d'aider à combattre la constipation et la diarrhée (d'origine digestive). D'autre part, de récents travaux scientifiques établissent que la gentiane aurait des propriétés apaisantes comparables au millepertuis. Le très sérieux « journal of psychiatry » (revue américaine) affirme que la gentiane cumule plusieurs propriétés rarement réunies : elle calme la nervosité, apaise les tensions, régularise l'humeur, réveille la joie de vivre et redonne du tonus. Son activité semble surtout concerner le système parasympathique et le nerf pneumogastrique.

GINGEMBRE : plante cultivée sous les tropiques dont on utilise le rhizome. Le gingembre est antiseptique, il est efficace en cas de nausées, de mal des transports, d'indigestion. Son action est également connue pour les troubles circulatoires.

GINKGO BILOBA : toutes les publications récentes invitent les personnes atteintes de troubles circulatoires cérébraux (pertes de mémoire, vertiges) à consommer régulièrement des feuilles de Ginkgo biloba. Les flavonoïdes contenus dans les feuilles ont une activité antioxydante par capture des radicaux libres au niveau rétinien et cérébral. Ils ralentissent ainsi le vieillissement de la rétine et diminuent les troubles liés à la sénescence. Véritable traitement du vieillissement cérébral, il améliore la mémoire, la vigilance et l'humeur par stimulation de la synthèse de dopamine.

GINSENG : le ginseng est une plante appartenant au genre panax de la famille des araliacées, qui pousse exclusivement, à l'état naturel, sur les versants méridionaux des montagnes humides au milieu d'épaisses forêts dans certaines régions de l'Est Asiatique (Mandchourie, Corée, Sibérie) et de l'Amérique du Nord. Seule la racine est utilisée en médecine et plus particulièrement celle de la variété : Panax ginseng C.A. Meyer dont la réputation est la plus ancienne et encore la plus grande. Les études chimiques révèlent que le ginseng est riche en vitamines du groupe B (B1, B2, B12, nicotinamide, acide pantothénique), Vitamine C, en œstrogènes, peptides et en saponosides. Ce sont ces saponosides appelés aussi ginsénosides qui lui confèrent ses propriétés stimulantes. Le ginseng a une action tonique générale sur l'organisme : il augmente les performances physiques et intellectuelles. Il améliore le processus de mémorisation et les réflexes. Il permet une meilleure adaptation de l'organisme à l'effort en diminuant la sensation de fatigue, les douleurs musculaires, le taux d'acide lactique dans le sang et augmente l'utilisation de l'oxygène par les muscles. De plus, en agissant sur les corticosurrénales, la racine de ginseng a une action stimulante sur les organes sexuels.

GIROFLE : le girofle (ou clou de girofle) est un ingrédient traditionnellement utilisé contre le rhume, le ballonnement, la nausée et les vomissements. Les huiles essentielles contenues dans ces plantes sont connues et réputées pour leur fort pouvoir antiseptique. Leurs effets carminatifs (elles soulagent les gaz d'intestin et d'estomac) lui permettent d'atténuer les maux d'estomac et la diarrhée.

GLUCOSAMINE : la glucosamine est une substance naturellement présente dans l'organisme, notamment au niveau du cartilage constituant les articulations. Son rôle principal est de participer à la synthèse des glycosaminoglycanes (GAG), des éléments clé de la structure des cartilages. Elle facilite d'autre part la fixation du souffre au niveau de ces mêmes cartilages. La glucosamine est obtenue à partir de la chitine, dérivée de la carapace des crabes, langoustes, homards, et crevettes. Il n'y a pas de glucosamine dans les aliments. La déficience en glucosamine est considérée comme l'un des principaux facteurs de risque dans l'apparition de l'arthrose, une dégénérescence des cartilages leur faisant perdre leur élasticité, et les menant vers une destruction progressive. La glucosamine a plusieurs effets permettant de contrer l'apparition de l'arthrose : elle retarde la dégradation des cartilages, stimule la fabrication des cellules composant ces derniers, et a un effet anti-inflammatoire.

GUAIAZULENE : il s'agit d'un agent antiphlogistique (qui combat les inflammations) aux propriétés apaisantes. Il s'oppose à la libération d'histamine (amine biogène qui joue un rôle important dans les phénomènes d'inflammation et d'allergie). En usage externe, on l'emploi principalement pour certaines dermatites et inflammations cutanées.

GUARANA :
le guarana constitue la matière végétale la plus riche en caféine actuellement connue. Le guarana est employé comme un puissant facteur énergétique. Il élimine la fatigue, donne à l'organisme vitalité et sensation de bien être, aiguise l'esprit, augmente la longévité et donne l'équilibre parfait. Le guarana est un complément alimentaire, il stimule les fonctions cérébrales et augmente les capacités intellectuelles. Il agit contre les éléments qui causent les dérèglements physiologiques (stress, nervosité, etc.). Il stimule mais sans exciter, il n'altère pas le rythme normal du cœur. C'est aussi un thermorégulateur. Largement connu pour ses propriétés aphrodisiaques, il stimule les fonctions sexuelles. Il active la combustion des corps gras et stimule la libération de catécholamines dont l'adrénaline qui permet à l'organisme de "brûler" plus rapidement ses graisses. Le guarana sera donc particulièrement utile dans le cadre des régimes amincissants. Le guarana sera par conséquent très efficace dans le traitement des asthénies tant physiques que psychiques accompagnant souvent un régime amincissant.

HAMAMELIS : l'hamamélis, originaire d'Amérique du nord, est une plante dont les feuilles sont largement employées dans tous les troubles circulatoires. Leur composition est très intéressante, car riche en flavonoïdes et tanins condensés appelés aussi proanthocyanidols. L'hamamélis possède, du fait de cette richesse, une double activité sur le système circulatoire : d'une part une action veinotonique engendrée par les tanins et d'autre part des propriétés vitaminiques P dues aux flavonoïdes. Cette action vitaminique P accroît la résistance des capillaires et règle leur perméabilité. Cette plante est favorable au confort circulatoire.

HARICOT (cosse de) : la cosse ou gousse de haricot est riche en fibres cellulosiques, pectines, tanins et flavonoïdes, qui dans l'intestin, ont la propriété de ralentir l'absorption des sucres en les emprisonnant entre les fibres et en agissant sur certaines enzymes digestives pour bloquer leur activité. Ce retard d'assimilation des glucides est utilisé avec succès dans les régimes diététiques. De plus elle a une action diurétique favorisant l'élimination naturelle.

HARPAGOPHYTUM : l'harpagophytum est une plante spécifique du sud de l'Afrique. Les racines secondaires sont riches en glucoiridoïdes douées de propriétés anti-inflammatoires dont l'efficacité est remarquable dans le traitement des rhumatismes et de l'arthrose. L'harpagophytum agit sur la douleur et sur l'inflammation. Il améliore nettement la mobilité des articulations, remplaçant avantageusement les traitements classiques anti-inflammatoires. Il permet d'en diminuer les doses et est dénué de toxicité. Il ne provoque pas d'effets indésirables notamment de maux d'estomac. Les sportifs l'utilisent aussi avec succès pour éviter les tendinites et les douleurs articulaires dues à l'effort. La racine d'harpagophytum favorise aussi l'élimination de l'acide urique et à ce titre est efficace dans le traitement de la goutte, où il existe une composante inflammatoire.


HOUBLON : le houblon a été introduit en France au XIIe siècle. Dans les pays germaniques, on utilise des oreillers remplis de cônes de houblon pour favoriser le sommeil des enfants agités. Cette pratique, qui peut surprendre de prime abord, est en fait justifiée : les cônes renferment une huile essentielle volatile à l'origine des propriétés relaxantes du houblon. Il est utilisé dans les troubles du sommeil, améliore considérablement les états anxieux et régule l'humeur des personnes dépressives. Outre son utilisation pour le bien-être, on lui reconnaît des propriétés favorables au confort féminin. Il renferme en effet des substances d'action similaire à celle des œstrogènes. À ce titre, il est conseillé chez la femme dans le cas où un déficit en œstrogènes a été mis en évidence. Le houblon est utilisé également pour ses effets bénéfiques sur la circulation.


HUILES ESSENTIELLES : on assiste depuis vingt ans à un véritable détournement du sens et de l'utilisation première des huiles essentielles. En effet, le mot aromathérapie est un néologisme qui a été inventé dans les années 30 par le célèbre chimiste français Gattefossé. Celui-ci s'était brûlé une main lors d'une expérience de laboratoire ; dans la panique, il la plongea dans le premier liquide venu, en l'occurrence un bidon d'huile de lavande. La blessure guérit en un temps record, sans laisser la moindre infection ni cicatrice. Fasciné par ces résultats spectaculaires, le chimiste entreprit d'étudier de plus près ces huiles florales et posa ainsi les principes de l'aromathérapie. Alliée à son expérience et à de multiples témoignages, sa formation scientifique lui permit de conclure à l'extraordinaire effet stimulant, à l'action curative indéniable et aux étonnantes propriétés thérapeutiques des huiles essentielles, sans oublier leurs effets bénéfiques sur le psychisme. De même au cours de la seconde guerre mondiale, un chirurgien militaire, le docteur Jean Valnet, utilisa les huiles essentielles comme antiseptiques. C'est ce même médecin qui créa en 1975 la Société française de phyto-aromathérapie, bientôt suivie par la Société Européenne de phyto-aromathérapie du docteur Belaïche. Par voie interne, les huiles essentielles doivent faire l'objet d'une dilution au 1/100 (au minimum) et être dispersées dans un soluté alcoolique, hydroglycériné ou tout simplement aqueux.

HUILE ESSENTIELLE DE THYM : l'huile essentielle de thym est réputée pour son activité hautement bactéricide et fongicide. Il existe deux chémotypes de thym. Le premier est riche en thymol et le second en carvacrol. Ces deux molécules appartiennent à la famille des phénols. L'huile essentielle de thym rouge d'Espagne est la plus équilibrée au niveau moléculaire et la plus active sur le plan antibactérien (dilution encore active à 1/16000 sur du streptocoque). Si les caractères organoleptiques (composition chimique) de l'huile essentielle sont importants, son mode d'extraction détermine l'utilisation diététique et énergétique de celle-ci. Nous retenons à l'instar du professeur Gattefossé et du célèbre docteur Valnet, l'extraction par distillation à la vapeur d'eau qui reste une méthode d'extraction entièrement naturelle et qui justifie l'utilisation des huiles essentielles dans l'aromathérapie et la diététique.

HUILES PEROXYDEES : les huiles végétales riches en acides gras essentiels polyinsaturés à longue chaîne et les huiles essentielles de pin peroxydées sont traditionnellement utilisées en diététique et en médecine depuis plus de 2000 ans, notamment en Inde, au Tibet et en Chine. L'oxygène actif en se fixant sur les radicaux libres des acides gras essentiels polyinsaturés oxyde l'huile qui se gorge d'oxygène. C'est le principe du beurre rance utilisé au Maghreb. Les travaux modernes et particulièrement ceux de Pierre Baranger, professeur à l'Ecole Polytechnique et à l'institut Pasteur, ont démontré l'intérêt thérapeutique de l'huile. En effet c'est grâce à la péroxydation que l'huile acquiert des vertus curatives. Ce phénomène peut être obtenu de façon naturelle par exposition de l'huile à l'air et à la lumière pendant un temps relativement long, c'est ce qu'on appelle banalement le rancissement. C'est ainsi que l'huile de chaulmoogra (plante de l'Inde) fabriquée et utilisée en Occident ne semblait pas avoir de propriétés thérapeutiques particulières, alors que fabriquée et utilisée en Inde cette huile avait des vertus curatives sur les lésions de la lèpre. Les observateurs occidentaux se sont alors rendus compte que les Hindous laissaient leurs jarres d'huile exposées au soleil provoquant ainsi une péroxydation naturelle. L'oxydation serait due à la fixation sur les cellules de lipoïdes d'oxygène atomique (O) et d'oxygène moléculaire (02). D'après Pierre Baranger c'est l'oxygène atomique qui conférerait à l'huile ses vertus thérapeutiques. L'hyperoxydation de l'huile est obtenue par un procédé simple et rigoureusement standardisé (passage d'oxygène à température constante sur une huile végétale) C'est aussi la technique des savants de la N.A.S.A. qui préparent des compléments nutritionnels huileux peroxydés pour les cosmonautes qui — comme chacun le sait — vivent en état d'apesanteur et d'hypoxie et souffrent par conséquent cruellement au niveau cellulaire, du manque d'oxygène. Les acides gras essentiels sont les constituants principaux des phospholipides des membranes cellulaires de toutes les cellules — sans exception — du corps humain. Par conséquent, les acides gras essentiels peroxydés sont la méthode la plus naturelle pour apporter de l'oxygène actif aux cellules. L'oxygène actif est décongestionnant, régénérateur, purifiant, détoxifiant et protecteur de la cellule.

IODE : l'iode est un acide qui se trouve dans le lait, la viande, le cresson, l'eau de mer et les algues. Depuis plusieurs décennies, on connaît l'importance de l'iode pour le bon fonctionnement de la glande thyroïde. Un manque d'iode favorise le goitre. Pour parer à cet inconvénient on introduit dans le sel ordinaire de petites quantités d'iode. L'hyperthyroïdie peut conduire à un affaiblissement intellectuel et physique.

IRGASAN : l'irgasan est un agent anti-microbien très utilisé en cosmétique qui possède un large spectre d'action. Il est actif contre les champignons, les levures et les virus. En outre, son excellente tolérance par le tissu cutané ainsi que sa faible solubilité dans l'eau lui procure une efficacité à long terme. Il possède un effet déodorant (action bactériostatique respectant l'intégrité de la peau) et une activité anti-inflammatoire.

ISPAGHUL : l'ispaghul, encore appelé Plantain rose ou Psyllium indien, est une plante originaire de l'lnde et du Pakistan. Les téguments des graines d'ispaghul sont riches en mucilages. Ils forment dans l'estomac et en présence d'eau un gel non assimilable par l'organisme qui présente des intérêts multiples. D'une part, il a un effet coupe-faim naturel dû à son volume important. D'autre part, il permet un ralentissement et une baisse d'absorption des aliments au cours de la digestion, notamment des sucres et des graisses. Ce gel de viscosité élevée est un bon rééducateur du transit intestinal qui permet de rompre le cercle vicieux provoqué par les laxatifs classiques. Il augmente le volume et l'hydratation des selles, facilitant ainsi l'évacuation. De plus, en tapissant la paroi intestinale, il joue un rôle de pansement protecteur. Enfin ce gel emprisonne les sels biliaires qui seront éliminés dans les selles au lieu d'être réabsorbés par l'intestin. Le foie va alors être obligé de fabriquer de nouveaux sels biliaires à partir du cholestérol. Ainsi, l'ispaghul permet de diminuer les taux trop élevés de cholestérol et de triglycérides. L'ispaghul a de plus des effets adoucissant et anti-inflammatoire.

JASMIN : le jasmin est utilisé depuis l'antiquité. Dioscoride assure que les fleurs de jasmin ont la vertu d'échauffer et de subtiler. Il lui prête des vertus bénéfiques pour les articulations. Pour le docteur Chomel, médecin de louis XIV, le jasmin est un puissant diurétique favorable à l'élimination des toxines articulaires.

KAOLIN : le kaolin appelé également argile blanche est une argile lavée, c'est-à-dire lessivée par les eaux de pluie et de ruissellement. Le kaolin est communément utilisé comme pansement gastrique, tapissant la muqueuse gastro-intestinale. Le kaolin est indiqué pour lutter contre les brûlures d'estomac, les ulcères gastriques, la diarrhée et les infections intestinales.

KOLA : le kola est issu du kolatier, arbre originaire d'Afrique tropicale, cultivé en Côte d'ivoire et au Nigeria. Ces graines, improprement appelées « noix » constituent la partie intéressante en phytothérapie. La tradition reconnaît les propriétés de la noix de kola tant sur le plan physique et intellectuel que sur le plan sexuel et ce, grâce à sa richesse en caféine et en théobromine. En cas de fatigue, c'est la forme moderne de la gélule d'extrait de kola qui permet aujourd'hui de bénéficier de toutes ses qualités fortifiantes.

KUDZU : les vertus thérapeutiques du kudzu sont très nombreuses et découlent de sa complexité biochimique. Au Japon, en médecine kampo, il est un décontractant musculaire d'urgence. Le kudzu est considéré comme plante de nature froide, donc décontractante, utile face à certains maux de tête, des soifs excessives, certaines diarrhées infectieuses. Il permet d'arrêter le tabac, l'alcool et d'autres drogues. Les dépendances diminuent et l'utilisateur se voit réduire sa consommation. Il agirait aussi sur le système nerveux central, notamment la glande pinéale ce qui expliquerait son action calmante, anti-stress, peut être antidépressive comme le millepertuis. Il a également des propriétés hépatoprotectrice.

LACTOBACILLES : les lactobacilles sont des germes bactériens représentés dans la flore normale de l'homme. Ils ont une bonne résistance à l'acidité gastrique et aux sels biliaires et transitent dans le tube digestif à des concentrations suffisantes pour espérer avoir un effet dans le colon dans lequel ils ont des capacités d'adhérence aux cellules intestinales.

LACTULOSE : le lactulose est un disaccharide obtenu par transformation chimique du lactose. La libération des acides organiques au niveau du côlon assure une légère acidification et augmente l'hydratation et le volume du contenu colique. Le péristaltisme intestinal est ainsi stimulé, ce qui favorise l'élimination des selles.

LAIT DE JUMENT : le lait de jument est celui qui se rapproche le plus du lait de la femme. Parmi les 40 nutriments qu'il contient, on compte les acides aminés essentiels, les acides gras polyinsaturés, les immunoglobulines, les ferments et les enzymes naturelles. Les chevaux possèdent un système immunitaire très puissant dont la médecine humaine a tiré partie pour la fabrication de sérum à destination de l'homme. Le taux d'immunoglobulines du sang de cheval est le plus élevé du règne animal. Sa résistance aux maladies et aux épizooties est exceptionnelle. L'équilibre et la richesse des constituants du lait de jument en font un super aliment nutritif, revitalisant et qui plus est, puissamment immunostimulant, détoxiquant, rééquilibrant digestif et intestinal. La littérature médicale rapporte bien des cas où l'on a sauvé des enfants grâce au lait de jument alors qu'ils étaient intolérants à tout autre lait. De même, des cas de guérison de pathologies chroniques (allergies, dermatoses diverses dont eczéma et psoriasis, troubles carentiels…), aiguës (hépatites, coqueluche, gastro-entérites, convulsions, dysenteries, typhoïde et autres diarrhées vertes…), voire de pathologies lourdes (tuberculose, maladie de Crohn, rectocolites hémorragiques, diabète, leucémie, sclérose en plaques, tumeurs diverses…) semblent associés à la prise salutaire de lait de jument. Alors qu'en Russie on utilise le lait de jument en milieu hospitalier depuis plus de 20 années, dans l'est de la France, on commence à associer des cures de lait de jument aux chimiothérapies et radiothérapies des cancéreux avec des résultats très positifs. Des malades sidéens voient leur taux de T4 s'élever… La composition moyenne de ce lait explique en partie son efficacité et sa polyvalence : lipides, protéines (tous les AA essentiels biodisponibles, lactoglobulines, immunoglobulines, lactalbumines), glucides, calcium, phosphore, magnésium, potassium, sodium, chlore, fer, cuivre, cobalt, manganèse, zinc, vitamines (A, B1, B2, B6, B12, C, D, E), des enzymes (lysozyme, lipase, catalase, phosphatase, peroxydase, malate déshydrogénase, lactate déshydrogénase).

LAMIER BLANC ou ORTIE BLANCHE : le lamier blanc, ou ortie blanche, se rencontre par touffes dans les prairies, les haies et aux bords des chemins. Ses fleurs renferment des tanins, des mucilages et des flavonoïdes. Le lamier blanc est un excellent dépuratif qui permet une bonne élimination rénale et digestive de l'acide urique. Pour les tradipraticiens, c'est la plante de choix dans le traitement de la goutte.

LAMINAIRE : la laminaire est une algue brune des côtes rocheuses dont le thalle peut atteindre plusieurs mètres de long. Elle est réputée très efficace dans le cadre de régimes amincissants pour couper la faim et faciliter la perte de poids tout en apportant à l'organisme des éléments essentiels nécessaires à son tonus et à son équilibre. L'algue laminaire contient des vitamines, des acides aminés, des phytohormones et surtout une grande concentration d'iode (15 fois plus que le fucus).

LANOLINE : la lanoline est une huile naturelle présente dans la laine du mouton. Elle est connue depuis longtemps pour son action bénéfique sur la peau. On a constaté que les mains des tondeurs de moutons sont toujours douces et gardent un aspect jeune quel que soit l'âge, parce qu'elles sont toujours en contact avec la laine du mouton qui contient la lanoline. La lanoline est idéale pour la peau comme barrière protectrice contre les agressions constantes dont elle est l'objet (climat, détergents, jardinage…). Elle est régénératrice et protège le derme.

LAVANDE : la lavande dite « vraie » est l'espèce dont le parfum est le plus fin et dont l'huile essentielle est la plus pure. Ses propriétés sont liées à la composition de l'huile essentielle, d'où la nécessité de n'utiliser que de la lavande vraie. Elle a un effet sédatif sur le système nerveux qui permet de la conseiller dans les cas de nervosité de l'adulte et de l'enfant. Hypnotique léger sans effets indésirables, elle contribue à lutter contre les troubles du sommeil. Elle est traditionnellement utilisée comme bactéricide en utilisation externe et comme adoucissant pour la peau.

LEVURE DE BIERE : la levure de bière est un champignon microscopique, donc un organisme vivant, qui se trouve à l'état naturel sur la peau de certains fruits et dans le moût de bière. Elle est riche en acides aminés essentiels, vitamines (notamment du groupe B) minéraux (surtout phosphore, potassium et fer). C'est un régulateur de la fonction intestinale par reconstitution de la flore. La levure de bière et les vitamines B favorisent l'élimination des toxines générées par les radicaux libres. La levure de bière « revivifiable » est la plus active car elle garantit le meilleur taux de levures vivantes.

LITHOTHAMNE : le lithothamne est une petite algue rouge de 2 cm, non fixée sur les fonds marins et toujours immergée de la Mer du Nord, de la Manche et de l'Atlantique. Cette algue calcaire est riche en vitamines du groupe B et C et a la propriété de cristalliser sur son thalle les éléments minéraux contenus dans l'eau de mer, essentiellement du calcium mais aussi du magnésium, du fer et des oligo-éléments. Cette algue est particulièrement intéressante en complément de l'alimentation par les substances minérales marines qu'elle contient, mais aussi par sa richesse en carbonate de calcium qui non seulement possède des propriétés anti-acides mais apporte également du calcium sous une forme parfaitement assimilable. Le carbonate de calcium, excellent anti-acide, contribue à neutraliser l'acidité gastrique et l'acidité de l'organisme que l'on rencontre dans de nombreuses affections. Elle est principalement utilisée pour ses propriétés reminéralisantes, son action hydratante, calmante, émolliente et nourrissante.

MACA : la maca appelée également ginseng péruvien pousse sur les hauts plateaux des Andes entre 3000 et 5000 mètres et résiste au froid et aux gelées. Utilisée autant pour ses vertus culinaires que curatives par les péruviens des Andes, la Maca est cultivée depuis au moins 2000 ans. De récentes analyses scientifiques ont démontré que sa racine possède effectivement un taux très élevé d'acides gras essentiels et que sa valeur nutritive procurerait les acides aminés indispensables à l'organisme. De façon générale, la Maca augmenterait l'énergie et la vigueur corporelle, corrigerait certaines anémies et renforcerait le système immunitaire. Enfin, de récentes recherches scientifiques effectuées en laboratoire (in vitro) démontreraient que la Maca aurait une action de stimulation sur l'hypophyse et l'hypothalamus, modulant les sécrétions des hormones LH, FSH, HCG et prolactine et en conséquence un rôle considérable dans le bon fonctionnement des autres glandes endocrines tels que les ovaires, les testicules, les glandes surrénales, le pancréas ainsi que la glande thyroïde. Ce véritable composé nutritif est recommandé dans les périodes de récupération d'affections chroniques, de stress et en complément dans le cadre des anémies. La Maca a également un effet intéressant sur la mémoire. Ses propriétés anti asthéniques de type anabolisant ont conduit des body-builders à l'utiliser avec succès comme alternative naturelle aux anabolisants stéroïdiens et autres hormones. Aguila Calderon, l'ancien Doyen de la Faculté de Médecine de Lima a constaté « que la Maca apportait beaucoup de calcium, de magnésium et de silice absorbables et que de ce fait elle était utile en cas de décalcification chez les enfants et les adultes ». Dans sa pratique, Dr Calderon utilise également la Maca contre les troubles de l'érection et les différents symptômes liés à la ménopause ainsi que dans la fatigue générale.

MAGNESIUM : le magnésium prend de plus en plus d'importance dans les processus métaboliques de l'organisme humain. Il n'y a pour ainsi dire pas de fonction de notre corps à laquelle le magnésium ne prenne pas une part active. Il influence, entre autre, positivement le système nerveux en favorisant l'apaisement. Oligo-élément indispensable à la vie. Il intervient dans la synthèse des protéines.

MAGNETITE : la magnétite est un oxyde de fer qui a la propriété de s'orienter lorsqu'elle est soumise à un champ magnétique, c'est le constituant essentiel des aimants naturels. Dans son livre « La science et les sourciers », aux éditions Dunod, Yves Rocard, le père de Michel Rocard, situe des récepteurs sensibles aux variations de champ magnétique dans les attaches des muscles statiques, responsables de l'équilibre postural. Egalement dans des petites zones situées juste derrière les arcades sourcilières, dans les os du crâne. Grâce à une sensibilité développée de ces récepteurs, les sourciers perçoivent ainsi les modifications du champ magnétique terrestre, liées aux structures géologiques qui sont au-dessous d'eux. Et c'est souvent dans ces endroits, dans des failles géologiques, que l'eau s'accumule. Ce que les sourciers détectent ne serait donc pas l'eau directement, mais une perturbation magnétique associée. Poursuivant les travaux scientifiques du Professeur Rocard, deux savants américains — les biologistes Gould et Kirschvink — découvrent une quantité supérieure de ferromagnétite et de silicium dans le sang des magnétiseurs, par rapport au sang des autres êtres humains. Les deux scientifiques constatent également que la ferromagnétite a une prédilection pour les arcades sourcilières et les articulations où elle se dépose. Ils mettent aussi en évidence la présence de magnétite dans certains os du crâne.

MAÏS : L'histoire du maïs se confond avec celle des civilisations. Le maïs aurait pour ancêtre une espèce fourragère et alimentaire poussant spontanément en Amérique Centrale. Le maïs est né 7000 ans avant J.C.
De nos jours, le maïs est après le blé, la deuxième céréale cultivée au monde et nourrit directement ou indirectement près de 20 % de l'humanité. Cette importance alimentaire majeure des épis a longtemps suscité l'intérêt des styles de maïs en thérapeutique. Ce n'est que fin XlXe siècle que sont mises en évidences les propriétés du maïs sur les fonctions d'élimination de l'organisme. Les hétérosides flavoniques et les sels de potassium contenus en grande quantité dans les styles de maïs sont à l'origine de ses propriétés diurétiques osmotiques. Le maïs, de par son action de drainage en profondeur peut ainsi être utilisé pour faciliter la perte de poids, en complément de mesures diététiques.

MAITAKE : ce sont les scientifiques japonais qui ont découvert les vertus du champignon maïtaké qui pousse sur les souches et que les mycologues appellent « gifola frondosa ». Le maïtaké est utilisé avec succès au Japon et en Chine comme protecteur cellulaire. Comme le shitaké, le maïtaké s'est taillé une solide réputation chez les praticiens asiatiques qui l'utilisent dans le traitement des pathologies lourdes et dégénératives. C'est également un adaptogène de premier ordre. Les adaptogènes nous aident à nous adapter à toutes formes de stress physique et émotionnel, aident notre corps à réguler les fonctions endocrines et apportent à notre corps équilibre ou homéostasie. Par exemple, les adaptogènes diminuent l'hypertension et compensent l'hypotension. Ils régulent de la même façon la glycémie. Ils régulent et normalisent les organes, les glandes et de nombreuses fonctions importantes du corps, ils nous aident également à affronter le stress.

MANGANESE : le manganèse est un oligo-élément (basique) qui se trouve dans les céréales complètes, les germes de blé et de riz, les légumes, le miel (surtout le miel brun), le pollen, les noix, le jus d'avoine et les fruits séchés, bref en général partout où il y a du fer. Le manganèse est efficace pour le développement des os et l'hémoplastie. Il est le composant de plusieurs ferments. Une carence en manganèse provoque une mauvaise assimilation vitaminique et entrave la formation du sang.

MARJOLAINE ou ORIGAN : originaire de Crète, l'origan est une plante herbacée vendue sous la forme d'une poudre sèche. Une de ses variétés est la marjolaine. L'origan appartient aux plantes aromatiques. Outre ses propriétés myo et neuro relaxantes elle est traditionnellement utilisée pour le confort articulaire.

MARRON D'INDE (écorce) : l'écorce de marron d'inde contient un hétéroside coumarinique : l'esculoside qui lui confère une remarquable activité vitaminique P sur le tonus veineux. Il augmente la résistance des capillaires sanguins et diminue leur perméabilité membranaire. La présence de flavonoïdes complète l'action de l'esculoside par des actions anti-inflammatoires et vasoconstrictrices, intéressantes pour soulager les douleurs des crises hémorroïdaires. Ces flavonoïdes permettent une amélioration de la circulation lymphatique.

MARRUBE BLANC : le marrube blanc a de petites fleurs blanches qui contiennent des lactones diterpéniques, dont la marrubiine, conférant au marrube d'intéressantes propriétés sur le système respiratoire. Il fluidifie les sécrétions bronchiques et facilite ainsi l'expectoration. Il est antitussif et soigne les toux rebelles. La présence de mucilages adoucissants et anti-inflammatoires le rend utile dans le traitement des inflammations de la gorge. Dilatateur des bronches, il a une action bénéfique sur l'asthme.

MAUVE : la mauve pousse spontanément dans toute l'Europe et le nord de l'Asie. Ses belles fleurs, de couleur mauve, ont donné son nom à la plante. Ses mucilages ont une action bénéfique sur la constipation mais surtout calment les douleurs de l'inflammation du côlon (colites).

MELISSE : originaire de l'Asie Mineure, la mélisse a été introduite en France au Moyen âge. Quand on froisse ses feuilles, elles dégagent une odeur très douce due à l'huile essentielle. Elle est utilisée traditionnellement pour son action sédative et contre les troubles d'origine nerveuse : spasmes intestinaux et digestifs, colites, crampes d'estomac, émotivité, anxiété, palpitations et insomnie.

MENTHE : la menthe occupe une place privilégiée dans la phytothérapie digestive grâce à l'huile essentielle que renferment ses feuilles et qui lui confère un très grand pouvoir calmant sur la sphère intestinale. L'action de cette huile essentielle contribue à limiter les fermentations intestinales. La menthe est particulièrement efficace pour limiter la pesanteur après le repas.

MENYANTHE : c'est une plante aquatique qui se reconnaît à ses délicates fleurs roses et ses feuilles à 3 folioles qui lui ont valu le nom de trèfle d'eau. Les feuilles présentent la particularité d'être riches en vitamine C, ce qui fait que le ményanthe est un bon moyen de combattre le scorbut. Dans un usage plus courant, son infusion est dépurative et dissipe migraine et nausée.

MILLEPERTUIS : alors que le grand public américain ignorait jusqu'à l'existence du millepertuis il y a peu de temps, il ne jure que par lui aujourd'hui, les ventes d'extraits de cette plante ont été multipliées par dix. Tout s'est joué en août 1996, après que le British Medical journal eut publié une analyse basée sur les résultats de 23 études cliniques, qui comparaient les effets du millepertuis sur la dépression nerveuse, par rapport à un placebo ou à des médicaments antidépresseurs traditionnels. Les Américains, déjà largement convertis aux suppléments de vitamines (consommés par 50 % de la population), ont accueilli avec enthousiasme le millepertuis. De fait, l'étude publiée par le British Médical Journal, qui porte sur 1767 malades, montrerait que la plante aux petites fleurs jaunes est supérieure au placebo, et tout aussi efficace que les antidépresseurs. Elle serait de surcroît mieux tolérée que les médicaments, pour un minimum d'effets secondaires. D'autres travaux ont mis en évidence les effets virucides et bactéricides du millepertuis. Les trois principes actifs du millepertuis sont l'hypéricine, la pseudohypéricine et l'amentoflavone. Le millepertuis serait d'après les études cliniques publiées par la presse britannique efficace dans la prévention et le traitement des dépressions légères ou modérément graves.

MINERAUX : les minéraux sont des substances solides cristallines non issues du règne végétal ou animal. Les minéraux à but nutritionnel ne peuvent pas être synthétisés par l'organisme. Ils doivent être utilisés comme un élément naturel. Le corps ne peut utiliser les minéraux sous leurs formes naturelles. Le sulfate de zinc, de fer ou tout autre sulfate de n'importe quel minéral, oxyde ou carbonate doit être désassemblé puis restructuré pour pouvoir être transporté à travers la paroi intestinale.

MORUE (huile de foie de) : l'huile de foie de morue est reconnue pour ses grandes qualités nutritives, mais aussi malheureusement pour son mauvais goût. Mise en gélule, elle devient sans goût, facile à absorber, pratique à utiliser. Source naturelle importante de vitamines A et D, elle est employée pour stimuler la croissance et la constitution des os. La vitamine D facilite l'assimilation et la fixation du calcium au niveau du squelette. La vitamine A est nécessaire à la construction des os et à la vision. Enfin, les acides gras essentiels de cette huile fluidifient les membranes, permettant le développement et le fonctionnement harmonieux du système nerveux ; c'est le complément alimentaire idéal des enfants.

MUIRAPUAMA : le muirapuama plus connu sous le nom de « bois bandé », est un petit arbre dont les racines et l'écorce sont utilisées dans la médecine traditionnelle du Brésil et de Guyane. L'espèce Ptychopetalum Olacoïdes est étudiée depuis 1920 comme tonique sexuel et remède de l'impuissance. Elle figure toujours sous cette indication dans la fameuse British Herbal Pharmacopoeia. Ses constituants actifs sont des acides gras, des stérols et un alcaloïde, la muirapuamine.

MURIER : le mûrier est un arbuste résistant cultivé dans une large zone géographique. La mûre (morus nigra) fruit issue de cet arbuste ne doit pas être confondue avec le fruit du roncier appelé « mûre sauvage » (rubus fruticosus). La mûre possède des flavonoïdes qui jouent un rôle important dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. Ils renforcent la résistance des parois des petits vaisseaux sanguins, les capillaires, et facilitent également la fluidité du sang en s'opposant à l'agrégation plaquettaire.

MUSCADE : la muscade ou plus exactement la noix de muscade, stimule la digestion et facilite l'élimination naturelle. De plus, elle corrige la mauvaise haleine.

MYRRHE : utilisée depuis l'époque de Moïse, le caractère précieux de la myrrhe est rappelé dans les évangiles, quand les Rois Mages en offrent à Jésus en même temps que de l'encens et de l'or. La myrrhe a eu une grande importance dans les anciennes cultures. Les Egyptiens s'en servaient pour embaumer, contre la toux, les enrouements, et les dermatoses. On s'en servait aussi contre les infections buccales. L'huile essentielle de myrrhe est tonique, antiseptique, anti-inflammatoire, antivirale, antibactérienne, astringente et cicatrisante. Très souvent utilisée dans les produits de soins dentaires, la myrrhe est également efficace dans les infections des voies respiratoires.

MYRTE : petit arbre à feuilles persistantes du maquis méditerranéen dont on utilise les fleurs, les feuilles et les baies. Le myrte est astringent tonique et antiseptique, on l'emploie en usage externe pour guérir les blessures, les affections de la peau, psoriasis, herpès, plaies, contusions et en usage interne pour soigner les troubles digestifs ou urinaires, leucorrhée, cystite, sinusite, toux, gorge, hémorroïdes. Les rameaux au parfum balsamique étaient jadis brûlés comme encens.

MYRTILLE (baie de) : les baies de myrtilles sont riches en anthocyanosides et en tanins. Ces tanins ont une action favorable sur la circulation sanguine. Les pigments, quant à eux, améliorent la vision nocturne en favorisant la régénération du pourpre rétinien. Cela permet de « récupérer » facilement après une journée de surmenage et contribue à la sécurité de ceux qui conduisent de nuit. A ce propos, les pilotes anglais de la R.A.F., pendant la seconde guerre mondiale buvaient du jus de myrtille pour accroître leur acuité visuelle. Les anthocyanosides agissent également sur la microcirculation en diminuant la perméabilité capillaire.

MYRTILLE (feuille de) : la feuille de myrtille est connue pour son action favorable sur l'élimination naturelle et comme détoxifiant des charnières articulaires. Son action est due aux glucosides flavoniques qu'elle contient.



15/10/2009
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